Ludwig Van ( 1827 -- )
Son père,
ténor à la chapelle du prince électeur,
désire que son fils devienne un enfant prodige et
inculque à Beethoven une éducation musicale
très rigoureuse.
En 1778, alors âgé de
huit ans, il donne son premier concert à Bologne. En
1781, il effectue une tournée en Hollande.
L'année 1787 est
marquée par deux événements importants.
Un premier voyage à Vienne au cours duquel il
rencontre Mozart. Et le décès de sa
mère obligeant le jeune Beethoven, face à
l'incapacité de son père alcoolique, à
s'occuper de ses jeunes frères.
A partir de 1793, Beethoven
s'installe à Vienne et devient le musicien
fétiche de l'aristocratie viennoise en entamant une
carrière de pianiste virtuose et d'improvisateur.
Mais il se consacre aussi à la composition avec ses
3 Trios op 1 en 1794-1795 et ses 3 Sonates pour piano op 2 composées en 1795-1796. Beethoven
devient très vite l'une des personnalités
dominantes du monde musical viennois et
international.
L'année 1796 est
marquée par le début de sa surdité qui
s'aggravera jusqu'à devenir totale en 1819.
A partir de 1799, apparaissent les
premiers chefs-d'oeuvres du maître avec
1799 Sonate pour piano n° 8,
"Pathétique", op 13
1802 Sonate pour piano n° 14, "Clair de
lune", op 27
Entre 1802 et 1812, l'inspiration
de Beethoven connait un remarquable épanouissement
dont témoignent la fécondité et la
richesse de sa production. Cette période,
illuminée par des amitiés amoureuses
(Thérèse et Joséphine von Brunswick,
Bettina Brentano), ou assombrie par des déceptions
sentimentales, donne naissance à de nombreux
chefs-d'oeuvre :
1802-04 Symphonie n° 3, "Héroïque",
op 55
1804 Sonate pour piano n° 23,
"Appassionata", op 57
1805 Fidelio, op 72 (unique opéra du compositeur)
1808 Symphonie n° 6, "Pastorale", op
68
1812 Symphonie n° 8 op 93
De 1813 à 1819, Beethoven
traverse une crise longue et profonde. Malade, hanté
par l'idée de la mort, à court de moyens,
fatigué de Vienne et de ses intrigues, il ne compose
que des oeuvres mineures d'où émergent
cependant quelques chefs d'oeuvres comme la
célèbre Sonate
n°29,
"Hammerklavier", op 106 (1817-19). Tandis qu'il perd peu à
peu la faveur du public viennois, gagné à
Rossini et à la musique italienne, Beethoven sombre
dans le désespoir et le silence.
Entre 1819 et 1923, la composition
de sa grandiose Missa
solemnis op. 123,
commandée par l'archiduc Rodolphe, va redonner
à Beethoven une nouvelle foi en son art. Muré
dans sa surdité, il écrit quelques unes des
oeuvres les plus grandioses de toute l'histoire de la
musique :
1823 Variations sur une valse de Diabelli op
120
1824 Symphonie n° 9, "Ode à la joie",
op 125
1824-26 Six derniers Quatuors
Beethoven mourut le 26 mars 1827
alors qu'un terrible orage s'abattait sur Vienne. Ses
funérailles furent grandioses et vingt mille
personnes assistèrent à son
enterrement.
L'oeuvre de Beethoven est immense
avec 137 numéros d'opus et 205 numéros
d'oeuvres non classées. Une oeuvre novatrice qui
connut une gloire presque immédiate et permanente. Ni
classique, ni romantique, elle témoigne d'une
permanente remise en question du langage musical. "Vous me
faites l'impression d'un homme qui a plusieurs têtes,
plusieurs coeurs, plusieurs âmes" disait Haydn au jeune Beethoven.
Expression d'une indomptable force
morale, célébrant le triomphe de
l'héroïsme et de la joie sur les forces de la
nuit et du chaos, l'oeuvre de Beethoven symbolise une
idée optimiste de l'homme en marche sur les chemins
de la liberté.
BIBLIOGRAPHIE :
Beethoven par A. Boucourechliev
(éd. du Seuil, coll. Solfèges)
Ludwig van Beethoven par B. et J.
Massin (éd. Fayard)
Les Quatuors de Beethoven par J.
Lonchampt (éd. Fayard)
Guide illustré de la Musique
symphonique de Beethoven par M. Lecompte (éd.
Fayard)
SOURCES :
Encyclopédie de la Musique (Fasquelle)
Larousse de la Musique
Petit Robert
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