Claude Ballif ( 1924 -- )
" J'espère de
tout mon cœur, que toute ma musique est religieuse. Toute
action belle est religieuse, parce qu'elle nous fait
accéder à la transcendance "
Claude Ballif.
En 1948, Claude Ballif
entre au Conservatoire de Paris dans les classes de
Noël Gallon, Tony Aubin et Olivier Messiaen.
Une bourse lui permet
d'étudier avec Boris Blacher et Josef Rufer à
Berlin en 1954. Les années suivantes le verront se
lier lors des cours d'été de Darmstadt avec
Luigi Nono, Bruno Maderna, Luciano Berio et Karlheinz
Stockhausen. Il obtient en 1955 le Premier prix de
composition musicale au concours international de
Genève pour son œuvre orchestrale Lovecraft et son
premier quatuor à cordes. En 1956 il publie dans la
Revue Musicale son traité Introduction à la
métatonalité.
De retour en France en
1959, il entre comme assistant au GRM où il restera
jusqu'en 1963. Rencontrant Iannis Xenakis, François
Bayle et Ivo Malec, Claude Ballif écrit deux
pièces pour bande : Etudes au ressort (1961) et
Points, Mouvements (1962). En 1964 il reçoit le Prix
de la Communauté Européenne Radiophonique pour
la Musique d'Erich Zahn, il est nommé professeur de
pédagogie musicale et d'analyse au Conservatoire de
Reims. En 1965 création au Théâtre des
Champs Elysées d'A Cor et à Cri pour orchestre
sous la direction d'Hermann Scherchen.
Claude Ballif participe à la
création de l'Université de Paris VIII en 1968
et publie la même année un ouvrage sur Berlioz,
il reçoit de nombreux prix (Prix Arthur Honegger en
1974, Grand Prix Musical de la Ville de Paris en 1980, Grand
Prix de la musique symphonique de la SACEM en 1986) et
enseigne l'analyse et la composition au Conservatoire de
Paris de 1971 à 1990. Depuis, il enseigne ces
mêmes matières au Conservatoire de Sevran. En
1984 le Festival Estival de Paris le choisit comme
compositeur de l'été et organise toute une
série de concerts et de manifestations autour de son
œuvre.
Claude Ballif s'est
toujours situé en marge des écoles et des
systèmes, auteur d'une œuvre abondante, il a peu
varié dans son esthétique depuis ses
débuts de compositeur, fidèle à une
écriture atonale (mais non sérielle) où
l'émotion affleure constamment. Fidèle
également à la religion catholique, Claude
Ballif a signé plus d'une pièce d'inspiration
sacrée qui ajoute au souci d'humanité dont sa
musique est porteuse. Son catalogue contient des œuvres
orchestrales (Voyage à mon oreille, Fantasio...) de
la musique de chambre (Quatuor à cordes, Sonates pour
flûte et piano...) de la musique religieuse (Les
battements du cœur de Jésus, Le Livre du
Serviteur...) et des œuvres lyriques.
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