Louis Nicolas ( -- )
Son père,
violoniste des Vingt-Quatre Violons du Roy lui enseigne la
musique. Puis le jeune Clérambault apprend l'orgue
avec Louis Raison ; Jean Baptiste Moreau l'initie à
la composition.
Publication de son
Livre d'orgue en 1710, il est alors organiste de
l'église des Jacobins, rue Saint-Jacques. Publication
de son vivant du Livre de pièces de clavecin.
1715, année de la mort de
Louis XIV, la cour se déplace de Versailles à
Paris, Clérambault prend la succession du compositeur
et organiste Guillaume Gabriel Nivers à
Saint-Sulpice. Il est promu organiste et compositeur
à Saint-Cyr chez les Demoiselles de Maintenon.
Clérambault compose avec
talent des cantates pour les Demoiselles de Saint-Cyr, il
est l'un des premiers à utiliser la forme
française de ce genre.
La cantate française
s'apparente à un opéra de poche avec
accompagnement de clavecin et basse, et occasionnellement un
violon ou une flûte solo, le sujet en est le plus
souvent mythologique.
Le compositeur écrira
vingt-sept cantates, Orphée, Médée, Les
Forges de
Vulcain qui sont
jouées au Concert Spirituel créé en
1725 à Paris. Il compose également des
cantates scéniques pour la Cour, Le Soleil vainqueur (1721), Le
Départ du roi
(1745).
On connaît peu de
choses de la vie de Clérambault, bon époux,
bon père, d'un tempérament heureux mais de
santé fragile ; il habite rue du Four à
Saint-Germain des Prés, ses voisins proches sont
Campra et Marc-Antoine Charpentier.
Rameau et Boismortier
font partie de ses contemporains. Deux de ses fils,
César et Evrard seront compositeurs et organistes.
L'année 1998 voit le
compositeur au faîte de sa gloire avec les
Journées Clérambault au Centre de Musique
Baroque de Versailles avec des œuvres non
enregistrées : deux de ses opéras
Le Triomphe
d'Iris et Le Temple d'Isis, ses Grands
Motets pour Saint-Sulpice
et encore la cantate Abraham
dédiée à Madame de Maintenon.
Le Centre de Musique Baroque a
également procédé à
l'édition d'une bonne partie de ses compositions
vocales.
L'Ensemble Emmanuel Mandrin et les
Demoiselles de Saint-Cyr sont pour beaucoup dans le regain
d'intérêt porté à ce compositeur
depuis quelques années. Faute de moyens suffisants,
cet ensemble n'existe plus depuis septembre 1998.
Leur disque, Champs et Motets à l'usage de
Saint-Cyr, est en
réédition chez Virgin.
En novembre 1998 est
paru chez Fayard la monographie de Louis-Nicolas
Clérambault par Catherine Cessac, avec une
bibliographie, un double index et le premier catalogue
complet des œuvres de Louis-Nicolas Clérambault.
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