Daniel Barenboim ( -- )
Enfant prodige, Daniel
Barenboïm donne son premier concert à Buenos
Aires à sept ans. Son père professeur de piano
est, jusqu'en 1959, son professeur le plus influent. Il
reçoit " une éducation à la fois
remplie et décontractée ". Tout jeune, il
rencontre Arthur Rubinstein et Adolf Busch ; par la suite,
Fürtwangler, Edwin Fischer, Celibidache, Barbirolli,
Sokowski, Kempe, Krips et Klemperer le marqueront
intensément.
Il prend des cours de
piano avec Edwin Fischer et des cours de direction
d'orchestre avec Igor Markevitch avant d'aller
étudier à Paris en 1954 avec Nadia Boulanger.
Dès les années 50, il
donne des concerts à travers l'Europe, à
Londres avec Josef Krips, et aux Etats-Unis en 1957.
Le répertoire du
jeune pianiste, très vaste et peu courant, comporte
les intégrales des Sonates de
Beethoven et de Mozart. Vers le milieu des années
soixante dix, il donne l'intégralité des
Concertos pour
piano de Mozart avec
l'English Chamber Orchestra, à Londres, Paris et New
York.
Parallèlement en 1962, il
entame une carrière de chef d'orchestre avec
l'English Chamber Orchestra. Il fait ses débuts
à New York en 1968, et avec l'Orchestre
Philharmonique de Berlin en 1969.
En 1967, il se marie avec la
talentueuse violoncelliste anglaise Jacqueline Du Pré
dont la carrière s'interrompt en 1972 suite à
une sclérose en plaques. De 1975 à 1989, il
succède à Munch, Karajan et Solti à la
direction de l'Orchestre de Paris. Passionné de
musique de chambre, il crée un cycle de musique de
chambre avec des musiciens de l'orchestre.
Après un passage
éclair à l'Opéra Bastille avant son
ouverture, il succède en 1991 à Sir Georg
Solti comme directeur musical de l'Orchestre Symphonique de
Chicago. En 1992, il est nommé à la tête
du Staatsoper de Berlin.
L'étendue du
répertoire pianistique de Daniel Barenboïm est
probablement unique, " tout
est beaucoup plus facile quant on commence
tôt " explique-t-il.
Son répertoire de chef
d'orchestre est également vaste et comporte des
œuvres de Mozart, Beethoven, Brahms, Tchaïkowski,
Elgar, Schoenberg, Berg...
Enfant, il rêvait "
de diriger quatre
opéras qui étaient pour moi les plus parfaits
: Don Giovanni, Carmen, Otello et Tristan. (...) Mais " un musicien ne peut pas avoir de compositeur
préféré pour une raison très
simple. Il est en effet appelé à
interpréter des œuvres de multiples auteurs et,
à l'instant précis où il joue, ce sont
cette œuvre et ce compositeur qui seuls doivent compter pour
lui ".
Il a effectué de
très nombreux enregistrements car " cela l' aide à son propre
développement de musicien. Le disque, surtout au
moment où on le réalise, est un outil adjacent
au concert.( ...) Enregistrer, c'est d'abord
préserver
l'éphémère ".
Son enthousiasme, allié
à son talent et son pouvoir de concentration, font de
lui un pianiste et un chef hors du commun.
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