Wolfgang Amadeus ( 1756 -- 1791 )
1762 à 1769 : VOYAGE DE L'ENFANT PRODIGE ET PREMIERES
OEUVRES
Conscient d'avoir donné le jour
à un prodige, le père de MOZART organise
dès 1762 des tournées de concerts en
Allemagne, Autriche, France et Angleterre avec son jeune
surdoué du clavier et du violon.
Septembre 1762, Mozart joue pour
l'Empereur François Ier dans son palais viennois.
Novembre 1763, il se produit
à Paris devant Louis XV et édite ses
premières compositions.
Septembre 1767, MOZART entreprend
à Vienne la composition de son premier opéra
La Finta semplice ainsi que du
singspiel Bastien et Bastienne.
A son retour à Salzbourg en
1769, l'archevêque Sigismund Von Schrattenbach le
nomme au poste de Konzertmeister.
1769 à 1772 : PERIPLE EN ITALIE
Afin de développer les
contacts artistiques de son fils, Léopold
l'emmène effectuer diverses tournées
triomphales en Italie où il est reçu par de
célèbres musiciens italiens notamment Giovanni
SAMMARTINI et PADRE MARTINI.
Création à Milan, le
26 décembre 1770, de son opéra Mitridate, re di Ponto et le 26 décembre 1772 de son opéra Lucio silla.
1773 à 1781 : LES ANNEES DE TRANSITION
1773 est une année
importante pour MOZART où il remplit à
Salzbourg les fonctions de premier violon à la cour
du nouveau prince archevêque COLLOREDO et se consacre
à la composition avec plus de 200 numéros
d'opus. Il se rend la même année à
Vienne et découvre la musique de HAYDN qui
influencera beaucoup son style instrumental. L'année
1774 sera d'ailleurs marquée par la composition de sa
très belle Symphonie n°29 en La Majeur et de ses cinq premières Sonates pour piano.
Le 23 avril 1775, création
à Salzbourg de son opéra Il Ré Pastor. Au catalogue Mozartien de cette
année 1775 figurent plusieurs chefs d'oeuvres parmi
lesquels la Sonate pour piano n°6 K 284 dite "
Sonate Durnitz", la Sérénade en Ré Majeur
K 204 et les cinq concertos
pour violon et orchestre. En 1781 la domesticité liant MOZART au prince archevêque de Salzbourg lui pèse et
il décide de rompre définitivement avec ce
protecteur. Désormais il devra assumer seul sa
subsistance.
1782 à 1787 : LES SUCCES A VIENNE
L'année 1782 est capitale
dans la vie de MOZART. Installé à Vienne, il
compose son chef d'œuvre lyrique l'Enlèvement au
sérail crée
avec succès le 16 juillet au Burgtheater. Et le 4
août de la même année, il épouse
Constanze WEBER. Deux de se plus belles symphonies -
n°35 "Haffner" et n°36 "Linz"
- datent respectivement de 1782 et 1783.
En 1784, MOZART adhère à la franc-maçonnerie et y trouve un idéal philosophique. 1785 est l'année
où MOZART rend hommage au génie de HAYDN avec
la série des six quatuors à cordes qu'il lui dédie.
En 1786, MOZART fait crée
à Vienne son opéra bouffe Les Noces de Figaro.
C'est un triomphe.
1787 est une année
féconde elle aussi avec la composition de la
Symphonie Prague et la
création d'un autre chef d'œuvre lyrique
Don Giovanni.
Durant toute cette période
et malgré ses nombreux succès, les finances de
MOZART se portent mal et il a du mal à faire vivre sa
famille.
1787 à 1790 : LES ANNEES DIFFICILES
A partir de 1787, MOZART devient
compositeur de la chambre impériale à Vienne
avec un salaire dérisoire. Incompris par la
société viennoise frivole, assailli par des
problèmes d'argent, il compose ses trois ultimes
symphonies, n°39, 40 et 41 " Jupiter "
sans véritable espoir de les voir exécuter.
Pour survivre il doit se livrer à des travaux alimentaires.
1790 est l'année de la création de Cosi fan
tutte qui obtient un succès correct, sans plus...
L'ANNEE 1791 : LA FIN
Une année au cours de
laquelle MOZART écrivit de nombreux chefs -
d'oeuvres, comme si des forces nouvelles et
inévitables lui avaient été
accordées, et dont, pourtant, il ne vécut pas
les derniers jours. Ainsi le Concerto pour piano et orchestre K 595, le Quintette à cordes en
Si bémol Majeur K 614, La clémence de Titus,
La Flûte enchantée et le
Requiem inachevé. Le succès de La
Flûte enchantée,
crée à Vienne le 30 septembre, aurait pu
relancer la carrière de MOZART mais il mourut en
décembre. L'événement fit peu de bruit,
seuls quelques amis suivirent le corbillard et l'on
égara dans l'anonymat de la fosse commune cet homme
exceptionnel. Apprenant la nouvelle, HAYDN écrivit :
" Je fus hors de moi à cause de sa mort. Je ne
pouvais croire que la providence eut si tôt repris la
vie d'un homme aussi indispensable ".
SON ŒUVRE
Une œuvre immense malgré la
brièveté de sa vie avec plus de 600
numéros à son catalogue.
Dès le premier tiers du
XIXème siècle, MOZART fut reconnu comme l'un
des plus grands génies de la musique, sachant
atteindre la grandeur à travers la simplicité
et la grâce. Au confluent des écoles allemande,
italienne et française, il a assimilé tous les
styles avec un foisonnement de formes nouvelles soutendues
par un langage musical classique. Grand dramaturge, il
crée des personnages immortels transposant toutes
passions en pure musicalité. Trop longtemps
apprécié pour sa seule élégance
et légèreté, il s'est révélé de nos jours comme le grand
poète de l'âme humaine, partagé entre
ombre et lumière, gravité et felicité.
BIBLIOGRAPHIE
Brigitte et Jean MASSIN : MOZART (Fayard)
Martine CADIEU : MOZART (Seghers)
OULIBICHEFF : MOZART (Seguier)
J.V HOCQUARD : MOZART (Seuil Solfège)
A. HUTCHINGS : MOZART ( Van de Veld)
SOURCES
Larousse de la Musique
Encyclopédie de la Musique (FASQUELLE)
Petit Robert
Dictionnaire biographique des musiciens
( BAKER et SLONIMSKY )
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