Maurice Ohana ( 1914 -- 1992 )
" Les grandes
leçons de musique, ce ne sont pas les musiciens qui
me les ont données. Je les ai reçues
concrètement de la mer, du vent, de la pluie sur les
arbres et de la lumière, ou encore de la
contemplation de certains paysages que je recherche
parcequ’ils ont l’air d’appartenir plus à la
création du monde qu’à des contrées
civilisées "
Une vie haute en couleurs que celle
de Maurice OHANA qui, tout enfant, s’intéressait aux
musiciens berbères du Maroc tout en se laissant
bercer par les chants flamencos de sa mère,
originaire d’Espagne. Des premiers contacts avec la musique
orientant toute son existence :
1932 Après des études musicales
à Barcelone, OHANA étudie l’architecture
à Paris et travaille le piano sous la direction de
Lazare Lévy.
1936 Il donne son premier récital de piano.
1937 à 1940 Etudes à la Schola
Cantorum avec Daniel-Lesur qui lui enseigne harmonie et
contrepoint.
1940 à 1944 Seconde guerre mondiale
durant laquelle OHANA participe à des campagnes
militaires en Egypte et en Afrique.
1944 à 1946 Il étudie, à
Rome, la composition avec Afredo Casella à
l’Académie Sainte-Cécile. Composition de ses
premières œuvres pour piano :
1944-1948 Premier des 3 CAPRICES : ENTERRAR Y
CALLAR..
1945 SONATE MONODIQUE.
1947 De retour à Paris, OHANA fonde le
Groupe du Zodiaque dont le but est de défendre la
liberté d’expression face à la tyrannie des
courants sérialistes post-weberniens.
1969 Ohana reçoit le Prix Italia.
1982 Prix Arthur HONEGGER.
1985 Prix Maurice RAVEL.
1992 L’année de sa mort, OHANA obtient le
Prix de la meilleure création contemporaine de la
SACEM. Une récompense à la hauteur de
l’originalité de son œuvre :
L’œuvre d’OHANA est liée
à sa conception de l’univers : amour
passionné pour la vie, attachement profond à
la notion de liberté, don de l’émerveillement
et profondeur du sens poétique, autant de
qualités que l’on retrouve chez son maître, le
poète Garcia-Lorca. OHANA brise les barrières
entre les genres musicaux en puisant ses sources dans la
tradition ibérique, ou nord africaine, qu’il associe
à des moyens d’expression contemporains. A une
époque où la musique sérielle affiche
sa suprématie, OHANA s’impose par une
indépendance propre à ses œuvres.
1950 LLANTO POR IGNACIO SANCHEZ MEJIAS,
sur un poème de Garcia-Lorca.
1954 CANTIGAS, pour solistes, chœur et ensemble instrumental.
1955 ETUDES CHOREGRAPHIQUES, ballet.
1972-1973 24 PRELUDES POUR PIANO.
1976 LYS DE MADRIGAUX, pour chœur de femmes, solistes et ensemble instrumental.
1991 AVOAHA, pour 3 percussionnistes, 2 pianos et chœur.
BIBLIOGRAPHIE
De Federico Garcia-Lorca à
Maurice Ohana – Llanto por Ignacio Sanchez Mejias : F.
DEVAL (éditions Actes Sud).
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