André Jolivet ( -- )
Né dans une
famille d'artistes amateurs, André Jolivet est
attiré, dès son enfance, par tous les arts
(poésie, théâtre, peinture, violoncelle,
piano...). Dès 1918, il écrit le texte et la
musique de sa première composition Romance barbare.
1928-1942 Parallèllement à sa formation
musicale, il est instituteur.
1928-1933 André Jolivet étudie la
composition avec Paul Le Flem, sa rencontre avec Edgar
Varèse en 1930 est déterminante pour son
évolution musicale : il puise chez ce compositeur les
premiers fondements de son esthétique
musicale.
1934 Jolivet compose un Quatuor à cordes où il rompt radicalement avec toute
forme de tradition.
1935 Dès lors, André Jolivet va
composer une série de chefs d'œuvres où il
affirme le ton novateur de son langage musical avec
notamment, Mana pour
piano, puis en 1936
la Danse incantatoire pour
orchestre, Ondes Martenot et percussions - et en 1939 ses Cinq danses rituelles pour piano et
orchestre.
1936 Jolivet participe à la fondation du
Groupe Jeune France avec Daniel-Lesur, Yves Baudrier et
Olivier Messiaen : ces quatre musiciens défraient la
chronique parisienne.
1940 André Jolivet est mobilisé
pendant la seconde guerre mondiale, il compose, à sa
démobilisation Les
Trois complaintes du soldat. Cette œuvre imposera de manière
définitive le nom de son auteur.
1944 Serge Lifar commande à Jolivet un
ballet Guignol et
Pandore.
1945-1959 André Jolivet est directeur de la
musique à la Comédie-Française.
1947 Le Concerto
pour Ondes Martenot de
Jolivet annonce une série d'œuvres concertantes
destinées aux plus grands solistes (Rampal,
Laskine...). La création de son Concerto pour piano à Strasbourg le 19 juin 1951 fut
particulièrement mouvementée. Dès 1948,
la renommée du compositeur dépasse nos
frontières (créations de sa Symphonie n° 2 à Berlin en 1959, de son
Concerto pour
violoncelle par
Rostropovitch à Moscou en 1967...).
1951 André Jolivet reçoit le Grand
Prix musical de la Ville de Paris.
1966-1970 Durant ces années, Jolivet enseignera
la composition au Conservatoire Paris.
1971 Jolivet compose une oeuvre
caractéristique de son style, Songe à nouveau rêvé
pour soprano et orchestre.
1974 Le Théâtre National de
l'Opéra lui commande un ouvrage lyrique
Le Lieutenant
perdu, sa mort brutale et
inattendue ne lui laissera pas le temps d'achever cet
ouvrage.
Pour Jolivet, la raison
d'être de la musique était d'établir des
rapports d'une part, entre la matière sonore et
l'âme et, d'autre part, entre le créateur et
son public.
André Jolivet a
" écrit une musique puissante, émouvante,
humainement vraie, accessible immédiatement à
quiconque aime la musique et la sent spontanément,
instinctivement, sans que cette qualité suprême
nuise à tout ce que cette musique comporte de
recherches, de nouveautés, de moyens sonores
inédits " (A. Goléa).
BIBLIOGRAPHIE
PARIS Alain, in Universalia,
1975.
GUT Serge, Le Groupe Jeune France,
Paris, 1977.
JOLIVET Hilda, Avec André
Jolivet, Paris, 1978.
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