Giacomo Meyerbeer ( -- 1791 )
Issu d'un milieu
cultivé, Meyerbeer (de son vrai nom, Jakob Liebmann
Beer) révèle des dons précoces de
pianiste virtuose et donne son premier récital
à l'âge de neuf ans. Par ailleurs, il
étudie le piano avec Clémenti ainsi que la
composition avec Carl Maria von Weber.
1810 Sa première œuvre scénique,
un ballet pantomime Der Fischer und das
Mildch-Mädchen, est
donnée à Berlin. Il poursuit ses études
musicales à Darmstadt avec l'Abbé
Vogler.
1811 Création à Berlin de son
oratorio Gott und die Natur et composition de son
opéra (jamais représenté)
Der Admiral. L'année suivante Meyerbeer
écrit un autre opéra Jephtas Gelübde qui sera créé à
Münich en 1812. Ses premières œuvres ne
rencontrent guère de succès, par contre,
Meyerbeer se fait remarquer comme pianiste dans les cercles
privés.
1814 à 1825 Le compositeur
séjourne à Paris, à Londres et en
Italie. Ses nombreux opéras italiens tels que
Romilda e Costanza (1817),
Semiramide riconosciuta (1819),
L'Esule du Granata (1821),
lui apportent une renommée égale à
celle de Rossini en Italie. Son opéra Il Crociato in Egitto (1824) donné à Venise puis
à Londres et enfin à Paris en 1825 assure
à Meyerbeer une célébrité dans toute l'Europe.
1826 Meyerbeer s'installe à Paris et
commence une longue et fructueuse collaboration avec le
célèbre auteur dramatique et librettiste
Eugène Scribe. C'est avec son opéra
Robert le diable, dont la
première représentation a lieu le 21 novembre
1831 à l'Opéra de Paris, que Meyerbeer
remporte un immense succès. Des compositeurs tels que
Chopin, Thalberg, Liszt etc... s'inspireront de cette œuvre
pour écrire des arrangements, variations et
fantaisies.
Par la suite, Meyerbeer est
nommé chevalier de la Légion d'honneur, membre
du sénat de l'Académie prussienne des arts, et
en 1834 membre de l'Institut de France, date à
laquelle il se fixe définitivement à
Paris.
1832 Meyerbeer commence son opéra
Les Hugenots, créé en février 1836
à l'Opéra de Paris, et qui entrera au
répertoire de tous les grands théâtres
lyriques européens. L'Opéra de Paris connaitra
l'un de ses plus brillants succès de son histoire
avec cette œuvre. La place que donne Meyerbeer à ses
interprètes est remarquable ; il consacrait la
plupart de ses voyages à l'audition de nouveaux
chanteurs et, le compositeur n'hésitait pas à
remanier le rôle d'un de ses interprètes ou
à arrêter complètement l'un de ses
opéras si aucun acteur ne paraissait lui convenir.
C'est ainsi que nombre de grands chanteurs furent
associés à la carrière du compositeur
(Jenny Lind, Pauline Viardot, Gilbert Duprez, Adolphe
Nourrit...).
1842 à 1848 Meyerbeer est
nommé directeur général de la musique
à Berlin et demeure compositeur de la cour royale
jusqu'à sa mort.
1854 Immense succès de son opéra
L'Etoile du nord.
Meyerbeer, affaibli par la maladie,
termine difficilement
l'Africaine, opéra
commencé en 1837 avec Scribe ; il meurt avant la
création de l'ouvrage qui a lieu le 28 avril 1865
à l'Opéra de Paris.
Meyerbeer est l'un des
musiciens les plus célèbres de son temps car
ayant trouvé sa voie dans l'opéra romantique
français, il a composé un type d'opéra
particulièrement grandiose dans lequel tous les
rapports d'équilibre sont savamment pesés. Il
a su s'adapter à la déclamation dramatique
française tout en restant allemand dans l'harmonie et
l'orchestration massive, et italien dans la mélodie.
Eclipsé après sa mort par Richard Wagner
-compositeur que Meyerbeer avait d'ailleurs aidé
à ses débuts- les opéras de Meyerbeer
ont disparu du répertoire, même si à
l'heure actuelle, plusieurs enregistrements et quelques
reprises les ont sauvés de l'oubli total.
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