Johannes Ockeghem ( 1410 -- 1497 )
On pense qu'il a été
l'élève de Gilles Binchois. Il figure en
premier sur la liste des vicaires-chanteurs à
Notre-Dame d'Anvers le 24 juin 1443 et y sert jusqu'en
1444.
Vers 1446 il est au service de
Charles Ier, duc de Bourbon, à Moulins ; il y reste
au moins jusqu'en 1448.
Il passe ensuite la majeure partie
de sa vie comme compositeur et maître de chapelle
à la cour de France, au service des rois Charles VII,
Louis XI et Charles VIII, qui le tiennent en haute
estime.
Entre 1456 et 1459, il est
trésorier de l'abbaye Saint-Martin de Tours, charge
honorifique importante.
En 1470, il voyage en Espagne, en
1484, il se rend à Bruges et à Dammes.
A sa mort, de nombreuses
déplorations le célèbrent comme le plus
grand musicien de son temps : Erasme de Rotterdam
écrit une complainte en vers latins mis en musique
par Johannes Lupi, Guillaume Crétin écrit une
longue déploration poétique, Josquin des
Près compose des épitaphes musicales.
Avec ses contemporains
Dufay et Josquin des Prés, Ockeghem se range parmi
les plus grands maîtres de l'école
franco-flamande de la seconde moitié du XVème
siècle. Homme d'église, c'est dans la musique
sacrée qu'il donne le meilleur de lui-même,
parmi ses messes, on trouve le plus ancien Requiem polyphonique qui nous soit parvenu.
Le sens de l'invention déployé dans ses messes n'est
égalé que dans ses superbes motets. Sa
maîtrise de l'art du contrepoint imitatif fait sans
aucun doute de sa musique une pierre de touche sur la voie
du style a capella des générations à venir.
ŒUVRES
16 messes et des parties individuelles de messes
9 motets, un canon-motet
Deo Gratias à trente-six voix
Une vingtaine de chansons et un canon.
BIBLIOGRAPHIE
Michel Brenet : Musique et musiciens de la vieille
France, p.21 à 82
(Paris, 1911) ouvrage uniquement disponible à la
Documentation musicale de Radio France.
SOURCES
Baker-Slonimsky,
Dictionnaire biographique des musiciens (Laffont)
Laffont-Bompiani, Le
nouveau dictionnaire des auteurs (Laffont)
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