Reynaldo Hahn ( 1947 -- )
Né au Venezuela, il n'a que 3 ans
lorsque son père, homme d'affaire d'origine allemande
et israélite, quittant Caracas à la suite
d'une révolution, s'installe à Paris.
Enfant prodige, il fait ses débuts
dans les salons aristocratiques où il chante des airs
d'Offenbach en s‘accompagnant au piano. Il entre au
Conservatoire à l'âge de onze ans,
étudie la théorie musicale avec
Théodore Dubois et la composition avec Jules Massenet
dont il devient le disciple
préféré.
Son premier ouvrage lyrique
L'Ile du
rêve est
créé en 1898 à l'Opéra Comique.
Il étudie également la direction d'orchestre
et conduit Don
Giovanni de Mozart
à Salzbourg en 1906.
Il se lie d'amitié avec Marcel Proust
et fréquente la plupart des
célébrités de la Belle Epoque.
Possédant une excellente voix, il chante
lui-même les mélodies qui lui assurent sa
popularité mondaine : Chansons grises, Etudes latines,
les Feuilles mortes, Chansons
vénitiennes
etc…
Naturalisé français en 1912, il
fait son service militaire et part pour le front d'où
il revient avec la Légion d'honneur et la croix de
guerre.
Il est nommé chef d'orchestre à
Cannes en 1919 où il compose de nombreuses
œuvres.
Ses opérettes, Ciboulette
(1923), Brummel
(1931), Malvina
(1935), lui valent un plus grand succès que ses
opéras – La
Carmélite (1902),
Le Marchand de
Venise (1935) – et
révèlent un artiste qui possède tous
les secrets de la musique légère.
Réfugié en zone Sud puis
à Monte–Carlo sous l'occupation, il regagne Paris en
1945 où il est nommé directeur de
l'Opéra. Membre de l'Institut, critique musical au
Figaro, il laisse à sa mort un opéra
inachevé, Le Oui des
jeunes filles qui
sera terminé par Henri Büsser et
représenté en 1949.
Reynaldo Hahn est avant tout un
mélodiste, respectueux des textes, il place son
idéal artistique dans l'union intime de la
poésie et de l'art des sons, mais on lui doit aussi
de nombreuses musiques de scène :
le Bal de Béatrice
d'Este (1909),
le Dieu bleu (1912), des concertos, des pièces
instrumentales et de la musique de chambre.
BIBLIOGRAPHIE
Marcel Proust, Lettres à Reynaldo Hahn, Paris, 1956
Bernard Gavoty, Reynaldo
Hahn, le musicien de la Belle Epoque, Paris, 1976
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