Arvo Part ( 1935 -- )
Ces musiques reprennent
des structures fondamentales de la musique tonale, les
triades mineures, en particulier, en leur donnant un
rôle nouveau où la simplicité et la
clarté dominent. Ceci implique le rejet des
dramatisations diatoniques, du discours, l'abandon des
artifices usuels du développement dynamique. Au
développement classique, nœud du drame, se
substituent des séquences d'épisodes peu
différenciés, par couches, en cercles ou en
spirales mais jamais en vecteurs contraignants, tendus vers
un but. C'est une musique de l'éternel recommencement
dans l'indifférence du temps et la complicité
du silence. Cette simplicité du minimum, cette
sérénité lumineuse exaltant le silence
intérieur, paraissent chargés d'une dimension
mystique, révélatrice d'une
vérité hors du temps. (Frans C. Lemaire)
1957-1967 Travaille comme ingénieur du
son à la radio tout en étudiant au
Conservatoire de Tallin notamment avec Heino Eller,
où il écrit ses premières partitions d'orchestre.
1962 Obtient le Premier prix de
composition de Moscou, prélude à une
alternance d'honneurs officiels et de censures, ces
dernières provoquées par le caractère
mystique qui inspire ses œuvres.
1963 Obtient son diplôme de
composition et passe par une période essentiellement
sérielle, Perpetuum
Mobile pour orchestre,
Diagrammid (1964) pour piano, Première Symphonie (1964), Collage sur Bach (1964), Pro
et Contra (1966) qui
s'achève en 1968 avec Credo ;
il découvre alors le chant grégorien.
1972-1976 Abandonne le sérialisme,
cesse de composer, et se consacre à l'étude
des débuts de la polyphonie européenne et,
plus particulièrement, la musique chorale
française et franco-flamande des XIVè,
XVè et XVIè siècles.
1976 Für Alina, pour piano inaugure
sa nouvelle démarche tournée vers
l'intemporalité que nous connaissons
aujourd'hui : Cantus in
memoriam Benjamin Britten (1976), Fratres
(1977), Tabula rasa (1977), Spiegel im
Spiegel (1978), ses
nouvelles œuvres suscitent l'admiration de Gidon Kremer,
Keith Jarrett et Steve Reich..
1980 Quitte l'Estonie pour Vienne, avec
sa femme et ses deux enfants et acquiert la
nationalité autrichienne, Concerto de Noël, pour violon, violoncelle et orchestre de chambre.
1982 S'installe à Berlin-Ouest,
Passio (Passion selon Saint Jean).
1983-90 Sarah was ninety years old, pour voix solistes, orgue et percussion.
1990-92 Berliner Messe, pour solistes, chœur et orchestre de chambre.
1991 Introductory Prayers, pour orchestre à cordes, Silouans song, pour orchestre.
BIBLIOGRAPHIE
Frans C. Lemaire, La musique du XXè siècle en
Russie (Fayard)
Mais qui veut brûler Arvo Pärt ? :
dossier de la revue Compact (octobre 1993)
SOURCES
Larousse de la musique
Baker-Slonimsky, Dictionnaire biographique
des musiciens (Collection Bouquins)
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