Ludwig Spohr ( 1784 -- 1859 )
Issu de parents musiciens amateurs, Spohr
commence le violon à cinq ans. Il entre ensuite
à l'Orchestre Ducal du duc C.W.Ferdinand, avant de
poursuivre ses études avec Franz Eck, qui
l'emmènera en Russie faire une tournée en
1802. Il rencontre l'année suivante Pierre Rode, dont
l'influence sur ses oeuvres sera importante.
A partir de 1804, Spohr repart en
tournée : Hambourg, Berlin, Leipzig et Dresde.
Deux ans plus tard, il
épouse la jeune harpiste Dorette Scheidler, qui lui
inspire des oeuvres pour violon et harpe :et avec laquelle
il se produira en concerts.
Spohr est reconnu rapidement comme
compositeur et violoniste virtuose. Il entre comme violon
solo à l'Orchestre du Theatre an der Wien, puis il
repart en tournée en Allemagne et en Italie.
Weber fait représenter son
premier opéra Faust
à Prague en 1816 ; un an après,
Zemire und
Azor est créé
à l'Opéra de Francfort.
Il part en Angleterre avec sa
femme, jouant pour le Philharmonic Society of London et y
rencontre un immense succès.
En 1822, Spohr accepte le poste de
Kapellmeister à la cour de Kassel.
En 1831, il publie son
Violinschule, qui révèle tous les genres
de son style violonistique.
Sa femme décède en
novembre 1834. Il épousera deux ans plus tard la
pianiste M.Pfeiffer.
Malgré l'interdiction du
prince électeur de Kassel, Spohr part en
tournée à Prague. Il se rend en Angleterre en
1839, au Festival de Norwich, et quatre ans plus tard, il
rencontre un véritable triomphe à
Londres.
La Société des
Concerts de Paris lui décerne la médaille
d'argent, l'Opéra Royal de Berlin, une couronne d'or,
et un festival lui est dédié à
Brunswick en 1844.
Etant de plus en plus en litige
avec la cour de Kassel, il perdra une partie de ses revenus,
et se retrouvera à la retraite forcée en
1857.
Prague l'accueillera en 1858 pour
la dernière fois (pour Jessonda),
et c'est à Meiningen qu'aura lieu son dernier
concert, l'année de sa mort.
" Le style
d'écriture de Spohr est caractéristique de la
période de transition entre le classicisme et le
romantisme. Magistral sur le plan technique, bien que
certaines de ses oeuvres fassent preuve d'un esprit
d'expérimentation audacieuse, son esthétique
reste parfaitement conservatrice. "
Extrait du
Dictionnaire biographique
des
musiciens, Coll.bouquins
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