Bernd Aloïs ( 1918 -- 1970 )
Elève jusqu'à 17 ans au couvent
des salvatoriens de Steinfeld, il sera profondément
influencé par cette vie de retraite. Son amour de
l'orgue le décide à se diriger vers la musique
(il fait ses études à la Hochschule für
Musik de Cologne). Il suit les cours d'été de
musique nouvelle de Fortner et Leibowitz à Darmstadt
(1948 - 50), enseigne la théorie à
l'Université de Cologne (1950 - 52) et la composition
à la Hochschule für Musik de Cologne (1957-70).
Période expressioniste :
1940-50 Alagona,
suite de 5 caprices brésiliens
1947-53 Symphonie
en un mouvement, qui fait
alterner la " menace apocalyptique " et le " calme mystique
", point culminant de cette période.
1950 Concerto pour violon, expressif et
lyrique et qui révèle l'impact du jazz
1954 Concerto pour trompette où le
jazz est aussi largement utilisé
1954-56 Perspektiven pour 2 pianos,
d'une structure polyrythmique complexe
1955 Sonate pour alto solo
1957 Canto di speranza, 1er concerto pour
violoncelle, strictement sériel, dédié à sa femme
1957 Omnia tempus habent, cantate pour
soprano et 17 instruments
Période pluraliste :
1957 Zimmermann redécouvre le
chef-d'œuvre négligé de Jakob Lenz, Die
Soldaten et décide d'en faire un opéra qui
sera crée en 1965 (le pluralisme du temps y est
essentiel)
1960 Sonate pour violoncelle,
véritable guide des techniques de jeu moderne.
1961 Présence, " ballet
blanc " pour trio avec piano
1962 Antiphonen,
pour alto et 25 instrumentistes
1965-66 Concerto
pour violoncelle et orchestre en forme de pas de
trois, mélange de virtuosité et de lyrisme, d'harmonies
sérielles raffinées et d 'explosions de jazz
Période statique :
1967 Intercomunicazione pour violoncelle et piano (longues tenues
du violoncelle, doubles cordes et quarts de ton)
1967 Die Befristeten, pour quintette
de jazz
1968-69 Photoptosis, prélude pour orchestre, grand monolithe de sons, œuvre de paix
1967-69 Requiem pour un jeune poète,
œuvre désespérée qui a pu pousser Zimmermann vers la mort
1970 Quatre Etudes brèves pour
violoncelle
1970 Action ecclésiastique, dont
le titre résume bien le mal être du compositeur
: " Je me détournai et considérais toute
l'oppression qui se fait sous le soleil "
Le 10 août 1970, Zimmermann met fin à ses jours à l'âge de 52 ans.
Musicien fraternel, hypersensible,
Zimmermann fut un humaniste chrétien
profondément engagé, se décrivant comme
" un mélange typiquement rhénan de moine (le
mystique - l'ascète - l'introverti ) et de Dyonisos
(le passionné - l'explosif - l'apocalyptique)
".
SOURCE
Larousse de la musique
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