Domenico Scarlatti ( -- )
Fils du compositeur Alessandro
Scarlatti, Domenico suit très rapidement les pas de
son père. A 16 ans, il est déjà
compositeur et organiste à la chapelle royale de
Naples.
Son premier opéra,
Ottavia ristituita al trono,
est créé
à Naples en 1703.
En 1708 Il séjourne à
Venise et rencontre Haendel avec lequel il aurait eu
-dit-on- cette fameuse joute au cours de laquelle Haendel,
à l'orgue, l'emporta sur Scarlatti au
clavecin.
Il part pour Rome où il
entre au service de la reine Maria Casimira de Pologne
jusqu'en 1714. Scarlatti compose un certain nombre
d'opéras (Tolomeo,1711 ; Tetide in Sciro, 1712 …), et des œuvres pour le
théâtre privé du palais.
De 1715 à 1719, Scarlatti
devient le maître de chapelle de l'ambassadeur du
Portugal de la chapelle Giulia au Vatican. De cette
époque datent certaines de ses œuvres
d'église : le Stabat Mater à 10 voix et un Miserere.
Le compositeur donne sa
démission en 1719. Par la suite, il serait
allé à Londres où il aurait de nouveau
rencontré son rival et ami Haendel.
En 1724, Scarlatti est maître
de chapelle de Jean V de Portugal à Lisbonne. Il
continue à composer de la musique d'église et
des sérénades pour le nombreuses
festivités de la cour (Contesa delle Stagioni, 1720…).
En 1724, il retourne en Italie et
se marie avec Maria Catarina Gentili à Rome en 1728.
Ils auront 5 enfants. Devenu veuf en 1739, il se remariera
avec une Espagnole qui lui donnera 4 autres enfants.
En qualité de maître
de musique du prince et de la princesse des Asturies, le
compositeur suit la cour d'Espagne en 1729, d'abord à
Séville, puis à partir de 1733, dans les
résidences royales de Madrid et de ses
environs.
Vers 1730, Scarlatti publie un
recueil de trente-deux Sonates pour clavecin.
Le compositeur espagnol Antonio
Soler sera son élève entre 1752 et
1756.
Scarlatti a
composé plus de cinq cent sonates en un mouvement
pour clavier seul ; la richesse d'invention de ses
sonates liée à une vivacité et une
limpidité d'écriture font de Scarlatti un
maître incontesté du genre.
Plusieurs de ses
recueil d'œuvres pour clavier ont été
publiés de son vivant : Essercizi per gravicembalo (Londres, 1738) ; Pièces pour le
clavecin (3 volumes, Paris,
1742-46).
Parmi ses
opéras, citons Iphigénie en Tauride (1713) ; Iphigénie en Aulide (1714) ; Hamlet (1715) et Didon abandonnée (1724).
La popularité de
Domenico Scarlatti en Espagne est telle que, bientôt,
son nom apparaît sous la forme hispanisante Domingo
Escarlatti. On compte parmi ses descendants le compositeur
Dioniso Scarlatti y Aldama (1812-1880).
L'écrivain italien Gabriele
D'Annunzio dira de lui :
" La vigueur,
l'ardeur, l'élégance, l'allégresse, la
fraîcheur, la volubilité et la volupté
de cette musique ont opéré en moi un miracle
en rafraîchissant mon sens de la
vie ".
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