John Tavener ( 1944 -- )
« Je ne peux pas séparer la musique de la foi. Pour moi, composer, c'est prier. Ma musique est à la fois une glorification de Dieu et une pénitence, un repentir et, je suppose, une manière de revenir à mes origines ». John Tavener
John TAVENER fait ses études musicales à la Royal Academy of Music de Londres de 1961 à 1965 avec Lennox Berkeley et prend des cours privés avec David Lumsdaine de 1965 à 1967. Il manifeste des dons prodigieux pour le piano. Dès 1960, il est organiste à Saint John's à Kensington puis enseigne la composition, à partir de 1969, au Trinity College of Music de Londres.
Influencé par la musique d'Igor Stravinski et Olivier Messiaen, il décide très rapidement de se consacrer à la composition.
John TAVENER a écrit plusieurs œuvres symphoniques dont le Concerto pour piano (1963), Concerto de chambre (1965 puis 1968), Concerto pour orchestre (1968), Variations on Three Blind Mice pour orchestre de chambre (1972), Palintropos pour piano et orchestre (1977), Towards the Son : Ritual Procession (1983)Mais sa musique est essentiellement vocale. « Je suis très occupé par la voix, alors que la plupart des musiques d'aujourd'hui ne conviennent guère à la voix. Même lorsque j'imagine une partition pour alto ou pour un violoncelle, une clarinette, je ne compose pas au piano, j'écris pour la voix. C'est elle qui dirige toute ma musique ». John Tavener
A l'âge de 23 ans, TAVENER devient célèbre dans le monde entier avec sa cantate dramatique The Whale pour récitant, solistes, chœur et orchestre (1966). Cette réputation se confirme avec les œuvres In Alium pour soprano, orchestre et bande magnétique (1968), A Celtic Requiem pour solistes, chœur d'enfants, chœur et orchestre (1969), Ultimos ritos pour solistes, cinq chœurs, ensemble de cuivres et orchestre (1972). En 1978, il se convertit à la religion orthodoxe russe qui est, pour lui, une source d'inspiration croissante. La plupart de ses œuvres font appel à la voix, et en dépit de leur source religieuse, elles sont avant tout destinées au concert plutôt qu'à une utilisation liturgique bien précise.
Parmi sa riche production vocale, ses compositions Akathist of Thanksgiving pour solistes, chœur et orchestre (1988) et son opéra Mary of Egypt (1992) sont considérées comme ses plus grandes œuvres. Des influences byzantines se retrouvent dans plusieurs de ses partitions et en particulier dans Akathist, conçu comme « une icône musicale ». «La musique byzantine est difficile à lire pour un occidental mais je l'étudie et j'en écoute souvent. En composant, j'essaie de retrouver la Voix de la tradition qui passe à travers nous. Mais je ne veux ni imiter ni copier ce qui est ancien , ce serait mortel ». John Tavener
Ses œuvres les plus récentes sont le concerto pour orchestre The Protecting Veil (1987), le quatuor à cordes The Last Sleep of Virgin (1991), Annunciation (1992), Agraphon (1995).
Aujourd'hui, TAVENER semble exploiter de plus en plus des procédés de spacialisation comme dans Annunciation « pas seulement pour des raisons acoustiques, mais aussi parce que certains instruments symbolisent le ciel, d'autres les anges ou encore Saint Jean. Je m'étonne que peu de musiciens actuels songent à utiliser une diffusion spatialisée de leur musique ». John Tavener
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