Jean-Guihen Queyras ( 1967 -- )
Jean-Guihen Queyras prend sa première leçon de violoncelle à l'âge de 9 ans avec Claire Rabier. Quatre ans plus tard, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, premier nommé à l'unanimité, dans la classe de Reine Flachot. Il termine le Conservatoire avec un premier Prix (Mention Spéciale du Jury). En 1984, il poursuit ses études musicales en Allemagne avec Christoph Henkel à la Musikhochschule de Freiburg, et part ensuite aux Etats-Unis où il complète sa formation successivement à la Juilliard School de New-York avec Harvey Shapiro, puis au Mannes College dans la classe de Tim Eddy. Il y obtiendra le Master's Degree et un Prix d'excellence.
A l'âge de 18 ans, ce violoncelliste plein d'avenir remporte le Prix du « Meilleur Jeune Espoir » au Concours Rostropovitch, ainsi que le 3ème Prix au Concours International de Munich.
Parallèlement à ses études, Jean-Guihen participe aux Master Classes de Rostropovitch à Paris en 1986, de Yo-Yo Ma à Tanglewood et à New-York en 1987 et 1988, de Paul Tortelier à Villarceaux et d'Anner Bylsma à Freiburg (sur instruments anciens).
En septembre 1990, il devient membre soliste de l'Ensemble InterContemporain (avec lequel il a notamment enregistré le Concerto pour violoncelle de Ligeti, sous la direction de Pierre Boulez ; ce disque a reçu à Londres le prestigieux « Gramophone Contemporary Music Award » en 1995).
Au cours du Festival Présences 97, le 27 février, il a créé le Concerto pour violoncelle d'Ivan Fedele avec l'Orchestre National de France, dirigé par Leonard Slatkin.
Jean-Guihen Queyras donne l'image d'un soliste essentiellement tourné vers la musique de notre temps : « Sans l'Ensemble InterContemporain, j'aurais peut être fait complètement autre chose, comme jouer dans un orchestre baroque allemand… Cela ne me paraît pas du tout inimaginable. Aujourd'hui, c'est vrai, je suis vraiment devenu amoureux de ce répertoire, de la découverte de pièces nouvelles. Et c'est quelque chose dont je ne pourrais vraiment plus me passer. » Mais il ajoute : « Ce que je fais en dehors de l'EIC représente un bon tiers de mes activités et, dans ce tiers, 80% est basé sur le répertoire classique. »
Musicien complet et éclectique (il joue même la musique baroque sur instruments anciens), soliste éloquent et chambriste passionné, Jean-Guihen a participé à de nombreux festivals en Europe et aux Etats-Unis et a joué en soliste avec de nombreux orchestres (Orchestre Symphonique de la Radio de Bâle, Orchestre Symphonique de la Radio de Munich, Orchestre de Bretagne…). Il donne des concerts de musique de chambre au Théâtre du Châtelet, à la Cité de la Musique, à Radio France, à Lyon, à Genève…
Il a gravé les Trois Suites pour violoncelle seul de Britten chez Harmonia Mundi.
Enfin, choisi comme « Rising Star 1998/99 », on l'entend au Musikverein de Vienne, au Concertgebouw d'Amsterdam, au Wigmore Hall de Londres, au Concert Hall d'Athènes…
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