Charles Koechlin ( 1950 -- )
Le trait essentiel
qui domine ma vie, c'est la passion de la
liberté
Issu de la grande bourgeoisie industrielle
d'Alsace, Charles KOECHLIN se destine à une
carrière militaire et entre à Polytechnique en
1887. Suite à une grave maladie, il se consacre
à la musique et entre au Conservatoire de Paris en
1889. Il travaille avec Taudou (harmonie), Massenet
(composition et orchestration), Fauré (composition)
et Gédalge (contrepoint et fugue).
1909 Avec Ravel et Schmitt, KOECHLIN fonde la
Société Musicale Indépendante pour
promouvoir la cause de la musique contemporaine.
1910-1920 KOECHLIN entreprend une série de
recherches architectoniques qu'il matérialise dans
une quinzaine d'œuvres de musique de chambre (sonates pour
différents instruments, quatuors et quintettes) ainsi
que dans quelques compositions orchestrales :
La Forêt
païenne (1908),
Les Saisons (1912), Trois
chorals pour orgue et
orchestre et
Cinq Chorals pour
orchestre
(1912-1920).
Passionné par la nature, il
composera notamment, La
Forêt (1907),
Le Printemps, l'Hiver,
l'Eté (1908-1916),
la Symphonie
d'hymnes (Prix Cressent
1936), Le Livre
de la jungle
(1939), Paysages et marines
pour piano.
En 1920, le compositeur fait partie du groupe Les
Nouveaux Jeunes, précurseur du Groupe des Six.
KOECHLIN va aussi composer pour la
voix dans une écriture traditionnelle qui use
librement des notes de passage et utilise les modes anciens
: Vingt Chansons bretonnes
pour cello ou piano et orchestre (1931), Fugue symphonique pour
orchestre (1932),
Cinq Chorals
dans les modes du Moyen-Age pour
orchestre (1932),
Hymne pour
ondes Martenot et orchestre (1932), Sonatine modale pour flûte et
clarinette (1935),
Chœurs monodiques de style
modal pour l'Alceste d'Euripide (1938), Motets de style
archaïque
(1949).
Le compositeur écrit des
musiques de film et des partitions de concert en hommage
à la beauté de certaines stars :
L'Album de
Lilian (1934),
Sept Chansons
pour Gladys (1935),
Danses pour
Ginger (1937),
Epitaphe de Jean
Harlow (1937) ; il compose
également une grande fresque en sept parties,
The Seven stars
symphony (1933)
évoquant Douglas Fairbanks, Lilian Harvey, Greta
Garbo, Clara Bow, Marlène Dietrich, Emil Jannings et
Charlie Chaplin.
Avec ses 225 numéros d'opus,
KOECHLIN édifie une des oeuvres les plus imposantes
de sa génération.
KOECHLIN aborde également le
poème symphonique avec Les
Vendanges (1896-1906), La Nuit de Walpurgis classique
(1901-1907),
Chant funèbre
à la mémoire des jeunes
défuntes
(1902-1907).
Le compositeur ne délaisse
pas non plus la musique de chambre : Sonate
pour flûte et
piano
(1913), 4 Sonatines
françaises pour piano à 4
mains (1919), et son
Quintette avec
piano (1921) que KOECHLIN
considérait comme "
la plus marquante, peut-être, de mes œuvres
".
KOECHLIN fût aussi professeur
et ses traités font autorité : Etudes sur
les notes de
passage (1922),
Traité de
l'orchestration
(1954-1959)...
Parallèllement à son
métier de compositeur, KOECHLIN devient surtout
célèbre comme musicographe et
conférencier. En 1937, il est nommé
président de la Fédération Musicale
Populaire.
Francis Poulenc, Germaine
Taillefer, Roger Désormière, Henri Sauguet
firent partie de ses élèves. Par ailleurs,
KOECHLIN orchestra Pelléas et Mélisande de Debussy et Khamma de
Fauré.
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